Tour 3 – Métro, Bunker et Guerre Froide

La prétendue protection de la population en prévision d'une guerre nucléaire

Cette visite dévoile les traces qu'a laissées la Guerre froide dans le sous-sol berlinois. Durant cette période, d'anciens bunkers furent secrètement réactivés et de nouveaux abris furent construits à Berlin-Ouest dans l'éventualité d'un conflit nucléaire. Après la construction du Mur de Berlin, le gouvernement investit des millions de marks dans ces programmes de protection. Souvent construits en tant que «structures polyvalentes», ces abris sont encore aujourd'hui utilisés comme parking, station de métro ou entrepôt. Le parcours révèle les préparatifs faits à l'époque pour protéger la population et met en lumière l'horreur et les conséquences désastreuses qu'aurait eu une guerre nucléaire.

Le parcours mène d'abord les visiteurs dans l'abri de la place Bloch, un ancien bunker de la Seconde Guerre mondiale réactivé en abri anti-atomique. En cas de conflit, 1318 personnes y auraient trouvé refuge pendant tout au plus 48 heures.
Les images inédites et les objets exposés permettent d'évoquer la division de l'Allemagne durant la Guerre froide, la construction de bunkers et leur fonctionnement technique.

Après un court transfert en métro jusqu'à la station voisine de Pankstrasse, nous vous proposons un aperçu du fonctionnement d'un «bunker moderne». Cette structure polyvalente fut construite en 1977, lors du prolongement de la ligne de métro U8 vers le nord. Pankstrasse n'est donc une pas une simple station mais un abri anti-atomique qui devait abriter 3339 personnes en cas de guerre pendant plusieurs semaines. C'est l'un des plus grands abris de Berlin et le seul encore entièrement équipé et en état de marche. Il est même doté d'un centre de distribution d'eau souterrain pour assurer l'approvisionnement en eau potable et d'un groupe électrogène muni d'un moteur diesel de 465 chevaux pour alimenter l'abri en électricité. Il est également équipé de portes en béton colossales et d'un système de blocage spécial des entrée pour verrouiller hermétiquement le complexe et éviter toute surpopulation du bunker.
Les dortoirs en particulier avec leurs couchettes superposées sur 4 étages, alignées étroitement les unes à coté des autres, laissent imaginer les conditions de vie des survivants si une guerre atomique avait été déclenchée.

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